COMMUNICANT : UNE VRAIE PROFESSION ?

La communication a mit beaucoup de temps à se professionnaliser, et à ce jour, elle est aussi bien désirée que détestée. Encore méconnue, beaucoup la voient comme accessoire ou pensent qu’elle peut être exercée par n’importe qui. L’arrivée massive du numérique a par ailleurs chamboulé cette fonction, qui exige une certaine pédagogie mais également de nombreuses compétences. 

La communication : un ensemble de métiers

La communication est avant tout, un ensemble de métiers qui s’associent dans le cadre d’une fonction, et qui est loin d’être accessible à tous. Celle-ci évolue à très grande vitesse et se transforme chaque jour. Un nombre important de compétences associées (telles que des compétences graphiques, numériques, stratégiques, techniques mais également artistiques) permettent l’accès à la fonction de directeur ou directrice de communication. Ces compétences vont s’appliquer aux tâches quotidiennes du communicant qui sont entre autres : la relation presse, l’événementiel, le web, l’édition, la réputation etc.

Une vision 360°

Etre communicant, c’est savoir mettre en avant ses choix et ses idées, et en donner du sens. C’est également savoir convaincre sans imposer, et parfois même… Se taire.

Pour exercer ce métier, il faut avoir une vision 360° d’un projet, c’est à dire qu’il faut prendre en compte les contraintes qui peuvent à la fois être techniques, juridiques ou encore calendaires, tout en ayant des exigences sur le plan opérationnel, rédactionnel mais aussi typographique et graphique.

Etre communicant, c’est enfin, gérer des situations de crise comme la réputation, à l’heure où l’instantanéité rythme nos journées.

Un vrai métier, souvent sous estimé

La communication est encore trop souvent perçue comme un métier agréable et facile à faire. A l’inverse d’un directeur administratif et financier ou encore d’un directeur des systèmes d’information, bon nombre de dircoms sont contestés dans leurs compétences par des jugements d’ordres personnels. Tout au long de leur carrières, ils recevront des avis ou des consignes qui vont malheureusement les inviter à commettre des erreurs (éthiques, juridiques ou encore techniques…). Qu’on se le dise : le communicant n’est pourtant pas un magicien.

La communication ne doit pas être mise de côté, ou associée à la fin d’un projet : cela relève de l’incompétence voire d’une faute professionnelle.

Oui, être communicant est une vraie profession, qui demande beaucoup de disponibilité et d’énergie. On ne compte ni ses soirées, ni ses week-ends lorsqu’on exerce ce métier, à la fois artistique, mais également juridique comme nous avons pu le voir, technique et qui impose le respect des règles de processus.

Les résultats d’une stratégie de communication ne sont cependant pas scientifiquement garantis, malgré de plus en plus d’outils à disponibilité des communicants. En effet, une part d’incertitude est conservée, liée en grande partie aux événements imprévisibles comme la météo, la politique etc.

Enfin, on peut dire que la communication reste une affaire de professionnels, qui préparent les dirigeants aux crises, (en les formant par exemple à la prise de parole) ou encore les collaborateurs au bon usage des réseaux sociaux, pendant que d’autres continuent de donner leur avis et vision, sans avoir des connaissances et compétences pour un vrai métier, qui n’est tout simplement pas le leur.

Source : http://www.strategies.fr/blogs-opinions/idees-tribunes/1063299W/la-communication-est-elle-un-vrai-metier-.html

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